Clément Mazzoni

Journaliste Télé et Internet

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  • Prénom : Clément
  • Nom : Mazzoni
  • Age : 26 ans
  • Portable : 06-64-14-49-88

Formation

  • Institut Pratique de Journalisme
  • Sciences-Po Toulouse
  • Université d'Aalborg (Danemark)
  • La Catho Lille

Expériences

  • I>Télé (janvier-juin 2007)
  • Terre d'Infos (Mars 2007)
  • La Voix du Nord (2006)
  • Sud Radio (2003-2004)
  • Le Figaro (2002)

Isabelle Mercier, joueuse professionnelle de poker

Collaboration spéciale Amabilia.com

«Si tu perds, interdiction de pleurer.» La petite Isabelle n’a pas encore 6 ans que déjà son père lui enseigne la dure loi du poker. Nous sommes au début des années 80, à Victoriaville, au Québec. Autour de la table, le patriarche donc et ses oncles. Pendant que d’autres s’amusent avec une poupée, Isabelle compte ses jetons en rêvant de carrés et de quinte flush royal.

Professionbluffeuse_2

Le poker est alors un jeu, elle va en faire son métier. Toutes les cartes sont entre ses mains. Reste à saisir sa chance. Pourtant, elle décide d’étudier le droit à l’Université de Montréal. Etudiante studieuse le jour, croupière dans un casino la nuit, elle mène une double vie, moins par nécessité économique que par passion pour le jeu. Elle réussit ses études et, suite logique, s’engage dans un cabinet d’avocats.

L’expérience dure vingt minutes. Le temps de peser le pour et le contre. Le pour? Une carrière brillante, une vie rangée, une famille. Le contre? Passer à côté de sa passion, regretter de n’avoir pas osé. C’est du quitte ou double. Premier tapis: finie la carrière d’avocat, elle décide de tout plaquer.

Direction la France.

Paris, la Tour Eiffel et l’Aviation Club de France, la célèbre salle de poker des Champs-Élysées. Elle s’inscrit à l’Université de la Sorbonne. En réalité, elle bluffe. Les études, juste un moyen rapide d’obtenir son visa.
A l’Aviation Club, elle en profite pour observer le comportement des joueurs. Leurs techniques, leurs tics, leurs vices et leurs faiblesses. Pour elle, le poker est une école de la vie.

En quelques années, la jeune Québécoise devient directrice de la salle de poker du cercle de jeu parisien.

Le poker, une situation confortable, un bel appartement: premier pari réussi. Nous sommes en 2004; ce jeu commence doucement à envahir les écrans de télévision. Jeune femme séduisante, bercée par le poker, Isabelle le sent, voilà une combinaison gagnante. Nouveau tapis. Meubles, appartement, elle vend tout. Direction Las Vegas.

C’est décidé: elle sera joueuse de poker professionnelle.
Pari gagnant, la même année elle remporte le World Poker Tour, LE tournoi féminin diffusé à la télévision. Intronisée reine du poker, elle glane alors son surnom d’«Isabelle No Mercy» (Isabelle sans-pitié), grâce à son jeu hyper agressif qui lui a permis d’éliminer ses adversaires, une par une.

Dès lors, tout s’enchaîne. Son regard perçant, son élégance naturelle et sa démarche rebondie en font l’icône glamour d’un grand site de poker en ligne. Le site finance voyages et tournois, elle, vit dans ses valises, se frotte aux meilleurs joueurs du monde dans les tournois les plus prestigieux de la planète. Véritable globe-trotter du poker, elle gère son argent comme elle gère ses jetons. Efficacement. No Mercy, c’est aussi le nom de l’entreprise qu’elle dirige et qui s’occupe de son image. Fan de mode, elle rêve d’être sponsorisée par un grand couturier.

En attendant elle vient de lancer son autobiographie, Profession: Bluffeuse, et sa propre ligne de vêtements. Son nom? No Mercy, évidemment. Pour 2008, la joueuse prépare aussi un DVD, Gagnez au poker by Isabelle Mercier.
A 32 ans, l’une des célibataires les plus charmantes du circuit serait capable de tout plaquer pour tenter un nouveau pari? A moins qu’elle ne possède enfin le jeu idéal…

Rédigé à 23h36 dans PRESSE ECRITE | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le Bondyblog, le livre

LE BONDYBLOG, c’est une expérience journaliste inédite. En pleine crise des banlieues en France à l’automne 2005, des journalistes suisses s’installent à Bondy dans le 93. En totale immersion ils se relaient pendant trois mois pour témoigner sur un blog du quotidien des habitants de Bondy. Véritables “correspondants” dans les quartiers ils refusent le côté sensationnel pour donner la parole aux habitants des quartiers difficiles.  « Il s'agissait de raconter la France, les pieds dans les cités plutôt que le derrière dans les cafés du quartier latin. » explique Serge Michel, à l’origine de ce projet.

Au total les journalistes de l’Hebdo ont écrits 270 articles et suscité 1300 commentaires. Car la particularité d’un blog c’est son interactivité. Les internautes de Bondy et d’ailleurs répondent et alimentent rapidement la discussion. Longues tribunes, langage SMS, vives critiques, sincères compliments, la forme et le fond varient. Très vite le billet n’est qu’un prétexte à des discussions, souvent animées. L’islam, le football, la France et son modèle d’intégration, la place des filles en banlieue, la police, les « gaulois » tous les sujets sont abordés.

Bondyblog

« Les journalistes de l’Hebdo se sont installés sur place, ils ont regardé ce qui se passait, ils ont écouté les gens, puis ils ont écrit ce qu’ils ont vu et ce qu’ils ont entendu. », commente une lectrice. En somme ils n’ont fait que leur métier.

Cette expérience souffle comme un vent de fraîcheur sur la profession. Elle révèle le vécu et les opinions des habitants de ces cités. Le tout sans interprétation hâtive. Mais fallait-il pour autant en faire un livre ? La force de cet opus journalistique repose sur l’originalité de son support. Les blogs sont un atout pour les journalistes, un moyen d’évoluer, de répondre aux critiques, de rénover les acquis et de s’adapter. Mais ils ne sont pas la panacée aux problèmes de la profession.

En recueillant les témoignages des habitants, les journalistes de l’Hebdo n’ont fait qu’une partie du travail.  Quand Alain Rebetez affirme page 126 à propos du clientélisme dans les mairies « je n’ai pas de chiffres, ce n’est qu’une impression », il néglige son travail. Apporter des informations complémentaires, mettre en perspective des témoignages, leur donner un sens. Voilà ce que les lecteurs attendent d’un bon journaliste. Dans un des commentaires, « Fraise des bois » n’hésite pas à leur le rappeler : « il faudrait vérifier quand même » à propos du lieu de résidence des élus de Saint-Denis."

La force de cette expérience réside dans son aspect interactif, le fameux « wiki », c'est-à-dire les réactions en chaîne des internautes. Les journalistes ont ouverts des débats sur le Net. Mais était-il nécessaire de les retranscrire dans un livre alors qu’ils sont accessibles gratuitement sur le Bondy Blog ? L’intérêt d’un ouvrage aurait d’avoir, sur cette expérience, un témoignage à froid des auteurs. Leur perception du métier a-t-elle évolué ? Cette immersion a-t-elle changé leur manière de travailler au quotidien ? Estiment-ils avoir « rafraîchi » la profession ? Autant de questions restées sans réponses à la lecture de ce livre.

Au final le seul intérêt de cette publication est pour les Bondynois. Les droits d’auteurs financent le Bondy blog et ont permis à ses habitants de poursuivre l’expérience. Cette fois-ci pour eux, pas pour les journalistes.

Rédigé à 00h11 dans PRESSE ECRITE | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Futurs employés, méfiez-vous d'Internet

La toile a une mémoire d’éléphant et peut se révéler bien indiscrète. Soyez prudents, les recruteurs le savent. Désormais, avant de chercher un emploi, mieux vaut soigner votre cyber-réputation.

Avant de vous rendre à un entretien d’embauche, pensez à taper votre nom sur un moteur de recherche, car votre éventuel employeur risque fort, lui, de l’avoir fait à votre place. Cela s’appelle « l’egosurf » ou la « vanity search », une précaution qui peut s’avérer très utile pour éviter de mauvaises surprises.

Mémoire de fin d’études, interview dans la presse, compliments sur un blog ou un forum, les résultats peuvent être flatteurs. Mais attention à l’effet inverse : photos de soirée compromettantes, billets un peu trop personnalisés ou expériences douloureuses. La mémoire d’Internet est quasiment inépuisable et éternellement insatiable [...]

Suite de l'article sur le site des étudiants de l'IPJ :

http://ipjmag.free.fr/spip/article.php3?id_article=186

Rédigé à 15h45 dans PRESSE ECRITE | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Marc Cecillon : entre pardon et reniement

Après une semaine de procès et le verdict inattendu rendu par la Cour d’assises de l’Isère, l’ancien international de rugby a été condamné à 20 ans d’emprisonnement pour le meurtre de sa femme. En ne peut plus compter que sur sa fille aînée… La cadette l’a renié à jamais…

Les deux sœurs, qui se sont constituées partie civile, sont assises côte à côte dans la salle d’audience. L’une sourit, l’autre pleure. Céline, 22 ans est la plus jeune des deux filles de Marc Cécillon. Cheveux noués, regard perçant et veste blanche ajustée, elle mastique mécaniquement son chewing-gum. Elle a définitivement choisi de renier ce père qui, un soir d’août 2004, ivre de jalousie, a tiré cinq balles dans le thorax de Chantal, son épouse. Angélique, la fille aînée, paraît moins dure. Tailleur noir, lunettes noires pour maintenir ses cheveux bruns, elle porte encore le deuil de sa mère.

Filles_cecillon Photo : lefigaro.fr

Vendredi, jour du verdict, Céline écoute avec attention l’avocate générale. Me Françoise Pavan-Dubois rappelle la phrase terrible lancée trois jours plus tôt à la barre par la jeune fille : « Je ne te pardonnerai jamais, je n’ai plus ma mère. C’est fini, ce n’est plus mon père ». Marc Cécillon ne bronche pas. Tête baissée, l’air groggy dans son costume sombre, il est ailleurs. Le « grand » - son surnom dans les vestiaires de rugby – se fait cette fois tout petit. Lui qui ne baissait jamais les yeux sur un terrain, n’ose même pas affronter le regard de ses filles.

Angélique, l’aînée, essaie de comprendre, à défaut d’excuser. Après sa mère, elle redoute aujourd’hui de perdre aussi son père : « J’aimais très fort ma mère, j’aime mon père. Je ne supporterai pas de ne plus le voir pendant 15 ans ». Pour Angélique, le geste fou de Marc Cécillon n’était pas prémédité. La non-préméditation, c’est d’ailleurs la ligne de défense de Me Zelnatti. Quand l’avocat évoque avec émotion le souvenir de Chantal, « une mère dévouée, une femme gaie et intelligente », Céline fond en larmes.

Les deux sœurs écoutent avec attention l’avocat de l’ancien capitaine du quinze de France, qui revient sur le parcours chaotique de son client. Un sportif déchu, lâché par le monde de l’ovalie, un dépressif qui s’est réfugié dans l’alcool : « Marc Cécillon est limité intellectuellement, il ne pouvait faire que du rugby », conclut Me Zelnatti avant de laisser le dernier mot à Marc Cécillon. Pour la première fois de la journée le colosse de 47 ans ose regarder ses deux filles. Sa voix est hésitante.

On est loin de l’image conquérante de l’ancien 3ème ligne de l’équipe nationale. « Je demande pardon. Je demande pardon à Chantal. Je demande pardon à mes filles. ». Céline continue de « torturer » son chewing-gum. Le visage impassible, elle regarde fixement son père. Le silence est pesant. Marc Cécillon se tourne alors vers les jurés et, des sanglots dans la voix, leur répète comme pour s’en convaincre : « Je n’ai jamais prémédité mon geste ».

Le colosse s’assoit et révèle à tous ses pieds d’argile. Calmement, d’une main tremblante, il retire ses lunettes avant à son tour de fondre en larmes. Le jury se retire pour délibérer. Céline et Angélique quittent la salle d’audience. Pendant quatre heures, elles patientent côte à côte dans les couloirs du palais de justice de Grenoble. Trop perturbées pour s’adresser la parole, chacune repense à ces cinq journées de procès et surtout à cette dramatique soirée du 7 août 2004 qui a complètement bouleversé leur existence.

Cecillon

20h10, le verdict tombe : 20 ans de réclusion. Silence consterné dans la salle. Debout, les yeux fixés vers le sol, le colosse d’un mètre quatre-vingt douze est anéanti. Angélique éclate en sanglots. Elle se précipite vers son père et l’étreint longuement. Céline, au contraire, refuse de le regarder. Elle se retourne, cesse pour la première fois de mâcher son chewing-gum et esquisse un sourire de satisfaction.

Rédigé à 00h27 dans PRESSE ECRITE | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

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